Emmanuelle Delafraye

Accueil Inédits Haïku d’été

Haïku d’été


 

Premiers jours de chaleur

Dans la rue

les robes sont toutes en fleurs

 

Sur la route soudain

les collines se déploient

L’appel des paysages

 

Le gecko caoutchouteux

fuit sur la porte

Reptile en jouet

 

A l’aéroport

J’attends mes enfants

Impression de voyage

 

La robe brune des chèvres

Sur la montée d’un sentier

Troupeau et ciel

 

L’arrondi de la montagne

Une vieille maison en pierres

Equilibre

 

Sur une seule brindille

quatre libellules

au fil de l’eau dérivent

 

Ta main sur la mienne

Nos deux chaleurs réunies

Instant d’éternité

 

Allongée face au ciel

dans la nuit douce

Les yeux dans les étoiles

 

Le silence des amis

résonne sur les pierres

La mort traverse ce jour

 

A l’aube, alors que

gronde et tonne l’orage brutal

le chant d’un oiseau

 

L’air est suspendu

Chaleur, néant, terrasse vide

Un chat passe

 

Ses poils fins sur sa poitrine

que la chaleur rend humide

frisottent

 

Ne rien faire

Regarder le ciel

Les nuages se déchirent

 

Fin août

sur la plage

Les rires s’éteignent


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